Ce que comprend réellement la maintenance
| Nature | Fréquence | Interne possible ? |
|---|---|---|
| Contrôle visuel, propreté, connecteurs | Mensuel à trimestriel | Oui, sans difficulté |
| Test des protections différentielles | Semestriel | Oui, avec personne habilitée |
| Relance et diagnostic à distance | Au besoin | Oui, avec accès supervision |
| Mise à jour du firmware | Selon éditeur | Oui, si accès et procédure |
| Remplacement de câble ou connecteur | Occasionnel | Selon habilitations et pièces |
| Intervention sur électronique de puissance | Rare | Non, réseau constructeur |
| Circuits de refroidissement des bornes rapides | Programmée | Non, spécialisée |
L'essentiel du volume est simple ; c'est la queue de distribution, les pannes rares et techniques, qui justifie le contrat.
Quand l'interne fonctionne
Trois conditions doivent être réunies : un parc modeste et homogène en courant alternatif sur un site unique, une personne disposant des habilitations électriques nécessaires et du temps de s'en occuper réellement, et un accès à la supervision permettant le diagnostic et la relance à distance, qui règlent une majorité d'incidents sans déplacement.
Le piège de l'interne n'est pas la compétence mais la disponibilité : une borne en panne un vendredi soir attend le lundi si personne n'est d'astreinte, et l'usage se dégrade. Formalisez donc un minimum : qui reçoit les alertes, dans quel délai, et que fait-on hors heures ouvrées. Sans cette réponse, l'internalisation est théorique.
Quand le contrat devient nécessaire
- Dès que des bornes en courant continu sont installées : électronique de puissance et circuits de refroidissement exigent une expertise et des pièces spécifiques.
- Dès que les bornes sont ouvertes au public : la disponibilité devient un engagement commercial, avec des exigences de délai.
- Dès plusieurs sites : les déplacements et la logistique de pièces changent d'échelle.
- Dès qu'une flotte dépend des bornes pour fonctionner : une immobilisation de véhicules coûte bien plus qu'un contrat.
- Et dans tous les cas où un taux de disponibilité contractuel est exigé par un financeur, une collectivité ou un client.
Le bon critère : le coût de l'indisponibilité
Posez la question autrement : combien coûte une borne indisponible pendant trois jours sur votre site ? Sur un parking de bureau avec plusieurs points de charge, presque rien, les utilisateurs se répartissant. Sur un dépôt de flotte où chaque véhicule a son créneau nocturne, cela peut signifier des tournées non assurées. Sur une station ouverte au public, c'est du chiffre d'affaires perdu et une réputation entamée.
Ce chiffre, comparé au coût annuel d'un contrat, tranche le débat plus sûrement que le nombre de bornes. Et il conduit souvent à une solution mixte, parfaitement légitime : maintenance de niveau un en interne, contrôles et relances, contrat sur les interventions techniques et l'astreinte. C'est la formule que nous mettons en place sur beaucoup de sites d'entreprise, avec les indicateurs d'exploitation qui permettent de vérifier qu'elle fonctionne.