Ce que fait vraiment un CPO
Le CPO prend la responsabilité opérationnelle de l'infrastructure : supervision 24/7 des bornes, télérelance et diagnostic à distance, maintenance préventive et dépannage sur site, gestion des mises à jour, facturation des sessions, ouverture à l'itinérance pour les bornes publiques, hotline des utilisateurs en panne devant l'écran. C'est le métier d'exploitant, distinct de celui d'installateur, même si certains acteurs, dont LODMI, portent les deux.
La distinction éclaire les responsabilités : l'installateur livre un site conforme, le CPO le maintient performant pendant des années. Beaucoup de déconvenues du marché viennent de sites posés sans exploitation organisée : la borne en panne qui le reste des semaines est presque toujours une borne sans vrai CPO derrière.
Les critères techniques du contrat
- Le taux de disponibilité contractuel, avec sa méthode de calcul : mesuré par borne et par mois, en excluant quoi, avec quelles pénalités ; c'est la clause qui fait travailler l'exploitant.
- Les délais chiffrés : prise en compte, diagnostic à distance, intervention sur site, remise en service, avec des engagements différenciés selon la criticité du site.
- La supervision en OCPP standard : vos bornes doivent parler un protocole ouvert, condition de la réversibilité.
- La maintenance préventive réelle : visites programmées, pièces critiques en stock, pas seulement la promesse de venir quand ça casse.
- Le reporting : disponibilité, sessions, énergie, incidents, dans un format exploitable par vos équipes, données personnelles traitées dans les règles.
Le modèle économique, sans zone d'ombre
Les modèles vont du forfait d'exploitation pur, vous encaissez les recettes, le CPO facture son service, au partage de revenus, jusqu'à la concession complète où l'opérateur investit et se rémunère sur l'exploitation, le modèle des tiers investisseurs. Aucun n'est mauvais en soi ; ce qui compte est la transparence de chaque flux : qui fixe les tarifs de recharge, qui encaisse, qui reverse quoi, avec quelle visibilité mensuelle.
Les points de vigilance récurrents : les frais cachés à l'acte, mise en service, changement de tarif, badge supplémentaire, l'indexation des redevances dans le temps, et l'équilibre du partage quand les recettes décollent. Un contrat sain se lit en une heure et se comprend sans avocat ; l'opacité est en soi un signal.
La réversibilité : le critère qu'on regrette trop tard
La question à poser avant de signer : que se passe-t-il à la fin, ou si l'exploitant déçoit ? Les bonnes réponses : bornes en OCPP standard re-raccordables à toute supervision du marché, données d'exploitation restituées dans un format ouvert, badges utilisateurs migrables, durée d'engagement raisonnable avec clauses de sortie pour manquement à la disponibilité. La mauvaise réponse : un écosystème propriétaire où changer d'exploitant impose de changer de bornes.
Ce critère structure le marché en profondeur : il justifie d'exiger l'OCPP à l'achat des bornes, notre guide de la supervision y insiste, et de traiter la fin de contrat au premier jour. LODMI exploite en CPO des parcs d'entreprises et de collectivités sur ces principes, protocoles ouverts et contrats lisibles : notre offre d'exploitation en donne le cadre, et vos bornes restent les vôtres.