Les trois modèles côte à côte
| Modèle | Qui paie l'infrastructure | Qui paie la borne | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Infrastructure collective en propre | La copropriété, aides déduites | Chaque utilisateur | Immeubles décidés, trésorerie disponible |
| Opérateur tiers investisseur | L'opérateur | L'utilisateur, plus un abonnement | Copropriétés sans budget ou pressées |
| Droit à la prise au fil de l'eau | Chaque demandeur pour sa ligne | Chaque demandeur | Premiers véhicules isolés |
Les trois modèles se combinent dans le temps : beaucoup d'immeubles commencent au droit à la prise, puis basculent en collectif quand les demandes se multiplient.
L'infrastructure collective en propre
La copropriété vote la création d'une colonne électrique dédiée qui dessert le parking : chaque copropriétaire peut ensuite y raccorder sa borne à ses frais, comptage individuel à l'appui. Le coût de l'infrastructure se répartit selon les tantièmes ou les modalités votées, les subventions Advenir en couvrant une part significative.
C'est le modèle qui valorise le patrimoine : l'immeuble équipé se vend mieux, l'infrastructure appartient à la copropriété, et aucun abonnement tiers ne s'impose aux utilisateurs. Sa condition : une assemblée générale convaincue et une avance de trésorerie, l'obstacle réel de la plupart des immeubles.
L'opérateur tiers investisseur : zéro euro pour la copropriété
Le modèle qui a débloqué le marché : un opérateur finance et pose l'infrastructure collective à ses frais, en échange d'une convention d'exploitation de longue durée. La copropriété ne débourse rien, ne gère rien ; chaque résident qui veut une borne la fait poser sur l'infrastructure et paie à l'opérateur un abonnement mensuel plus ses consommations.
La lecture attentive porte sur la convention : durée, sort de l'infrastructure au terme, tarifs de l'abonnement et leur évolution, conditions de sortie. Le zéro euro initial se paie dans la durée d'exploitation, l'arbitrage étant exactement celui d'une location de borne à l'échelle d'un immeuble : légitime, à condition d'être lu avant d'être signé.
Choisir : la question des cinq ans
Le critère décisif n'est pas le nombre de véhicules d'aujourd'hui, mais celui de la fin de décennie : un immeuble à deux électriques en comptera dix, les projections de parc ne laissant guère de doute. Le droit à la prise au fil de l'eau, rationnel pour le premier véhicule, produit au dixième un enchevêtrement de lignes individuelles plus coûteux que l'infrastructure qu'on n'a pas voulu financer.
Notre conseil de terrain : dès la deuxième demande en assemblée générale, faites étudier le collectif, en propre et en tiers investisseur, les deux devis côte à côte. LODMI établit gratuitement cette étude comparative pour les syndics et conseils syndicaux, Advenir intégré, et notre guide du droit à la prise complète le volet individuel. L'immeuble qui anticipe équipe une fois ; celui qui subit équipe dix fois.