Les trois modèles du marché
Derrière la question « acheter ou louer », il existe en réalité trois montages, aux logiques très différentes.
- L'achat : vous payez le matériel et la pose une fois, la borne vous appartient. C'est le modèle de référence, éligible aux aides.
- La location ou l'abonnement mensuel : un loyer couvre la borne, parfois la pose, la maintenance et la supervision. Le matériel ne vous appartient pas.
- Le tiers-investisseur : un opérateur finance et exploite l'infrastructure à ses frais, se rémunère sur les recharges vendues, et vous ne payez rien à l'installation. Modèle réservé aux sites à fort passage.
Le comparatif, critère par critère
| Critère | Achat | Location mensuelle | Tiers-investisseur |
|---|---|---|---|
| Coût de départ | 1 200 à 2 000 € HT (particulier) | Faible ou nul | Nul |
| Coût sur 10 ans | Le plus bas | Souvent 1,5 à 2× l'achat | Nul, mais recettes cédées |
| Propriété du matériel | Vous | Le loueur | L'opérateur |
| Crédit d'impôt particuliers | Oui | Non | Non |
| Maintenance | À souscrire à part | Généralement incluse | À la charge de l'opérateur |
| Recettes de recharge | Pour vous | Pour vous | Pour l'opérateur |
| Profil adapté | Particulier, entreprise avec trésorerie | Locataire, besoin temporaire | Commerce à fort passage |
Ordres de grandeur indicatifs : les offres de location varient fortement selon la durée, les services inclus et le nombre de points de charge.
Chez le particulier : l'achat est presque toujours gagnant
Le calcul est vite fait. Une borne posée coûte 1 200 à 2 000 € HT et dure 10 à 15 ans. Un loyer mensuel, même modeste, dépasse ce montant bien avant la fin de vie de l'équipement, et à la fin, vous n'avez rien.
S'ajoute un argument fiscal décisif : le crédit d'impôt ne s'applique qu'à une borne dont vous êtes propriétaire, installée par un professionnel IRVE. La location vous en prive.
La location garde un intérêt dans un cas précis : vous louez votre logement pour deux ou trois ans et ne voulez pas investir dans un bien que vous laisserez derrière vous. Encore faut-il vérifier ce qu'il advient de l'installation à votre départ.
En entreprise : la question devient stratégique
Pour une entreprise, l'arbitrage ne se limite pas au coût. L'achat conserve la maîtrise complète : vous fixez les tarifs, vous encaissez les recharges, vous choisissez votre supervision et votre mainteneur. C'est le modèle qui reste le plus rentable dès lors que le site a une trésorerie disponible et une fréquentation prévisible.
Le tiers-investisseur inverse la logique : l'opérateur porte l'investissement et le risque, mais capte les recettes pendant toute la durée du contrat, souvent dix ans ou plus. C'est pertinent pour un commerce qui veut le service sans l'investissement, beaucoup moins pour un parking de salariés où il n'y a pas de recettes à partager.
Attention également aux clauses de sortie : durée d'engagement, propriété de l'infrastructure au terme, conditions de reprise. Ces détails pèsent plus lourd que le prix affiché. Faites étudier votre projet avant de signer.
Ne pas oublier les aides dans le calcul
Beaucoup de comparaisons oublient que l'achat est subventionné. Pour un particulier : crédit d'impôt jusqu'à 500 € et TVA à 5,5 %. Pour une copropriété ou une entreprise : la prime ADVENIR peut couvrir une part significative de l'installation.
Une fois ces aides intégrées, l'écart de trésorerie initiale entre achat et location se réduit nettement, et l'avantage économique de l'achat sur la durée devient difficile à contester. LODMI intègre systématiquement les aides applicables dans ses chiffrages.