Les prix constatés, projet par projet
Il n'existe pas un prix de « la » borne, mais des fourchettes par type de projet. Voici les ordres de grandeur pratiqués sur le marché français, pose comprise :
| Type d'installation | Fourchette indicative HT | Ce qui est compris |
|---|---|---|
| Prise renforcée (3,2 kW) | 500 à 800 € | Prise, circuit dédié, protections |
| Borne résidentielle 7,4 kW | 1 200 à 2 000 € | Borne, pose IRVE, mise en service |
| Borne résidentielle 11 à 22 kW (triphasé) | 1 500 à 2 500 € | Borne, pose IRVE, mise en service |
| Double point de charge 22 kW (entreprise) | à partir de 3 000 € | Borne double, pose, paramétrage |
| Borne rapide DC 50 kW | 25 000 à 35 000 € | Borne, génie civil, raccordement, mise en service |
Fourchettes indicatives avant aides, susceptibles de varier selon la configuration du site. Un devis précis nécessite un état des lieux.
Ce qui fait varier la facture
Deux installations avec la même borne peuvent afficher des devis très différents. L'écart se joue presque toujours sur les mêmes postes.
- La distance entre le tableau électrique et la place de stationnement : chaque mètre de câble et de cheminement compte, surtout s'il faut creuser une tranchée vers un carport ou traverser des murs porteurs.
- L'état du tableau électrique : une installation ancienne peut nécessiter une mise à niveau des protections, voire un renforcement de l'abonnement.
- Le mono ou triphasé : les bornes 11 et 22 kW exigent une alimentation triphasée ; si le logement est en monophasé, le passage au triphasé a un coût (démarches et adaptation du tableau).
- Les fonctions de la borne : connectivité, gestion dynamique de charge, compteur MID pour la refacturation, utiles, mais à choisir selon le besoin réel (comparatif des marques).
- En entreprise : le nombre de points de charge, la supervision et l'éventuel génie civil (massifs, voirie, signalétique) pèsent davantage que la borne elle-même.
Et ensuite ? Le coût d'usage au quotidien
Une fois la borne posée, recharger à domicile coûte environ 2 à 4 € aux 100 km selon votre contrat d'électricité, trois à quatre fois moins qu'un plein d'essence équivalent. Une borne pilotable qui concentre la charge sur les heures creuses optimise encore ce coût, automatiquement.
Il est prudent de vérifier votre puissance souscrite : recharger à 7,4 kW en même temps que le four et le chauffe-eau peut dépasser un abonnement de 9 kVA. Une borne avec gestion dynamique de charge module sa puissance pour éviter les coupures, sans intervention de votre part.
Les aides qui réduisent la facture
Trois dispositifs principaux allègent l'investissement : le crédit d'impôt pour les particuliers (jusqu'à 500 € par borne pilotable), la TVA réduite à 5,5 % sur le matériel et la pose dans les logements de plus de deux ans, et la prime ADVENIR pour les copropriétés et les entreprises, qui peut couvrir jusqu'à 50 % des coûts selon le profil.
Toutes ces aides partagent une condition : l'installation par un professionnel certifié IRVE. Une pose « au noir » ou en auto-installation ferme la porte à l'ensemble des dispositifs, et pose un problème d'assurance en cas de sinistre. Le détail des montants et conditions est dans notre guide dédié aux aides.
Bien lire un devis : les bons réflexes
LODMI établit ses devis après un état des lieux précis de votre installation, avec un chiffrage détaillé poste par poste et l'intégration des aides auxquelles vous avez droit. Le diagnostic en ligne donne une première orientation gratuite en quelques minutes, et nos conseillers répondent à vos questions.
- Vérifiez la certification IRVE de l'installateur : elle est obligatoire au-delà de 3,7 kW et conditionne les aides.
- Exigez le détail : référence exacte de la borne, longueur de câblage prévue, protections posées, essais et mise en service inclus.
- Méfiez-vous des prix d'appel « borne seule » : la pose et les protections représentent souvent la moitié du budget réel.
- Comparez à périmètre égal : une borne pilotable éligible au crédit d'impôt peut être plus rentable qu'une borne basique moins chère.
- Demandez l'attestation de conformité en fin de chantier : votre assureur peut la réclamer.