Ce qui distingue la recharge DC
En courant continu, la borne convertit elle-même l'électricité et l'injecte directement dans la batterie, sans passer par le chargeur embarqué du véhicule. Résultat : des puissances de 50 à plus de 400 kW, contre 22 kW maximum en courant alternatif. Un véhicule récupère 60 % de sa batterie en 20 à 45 minutes selon la puissance.
Cette performance a ses exigences : une borne DC est un équipement d'infrastructure, armoire de puissance, refroidissement, génie civil, qui mobilise un raccordement électrique conséquent. C'est un projet d'investissement, pas un achat sur catalogue.
Les profils pour qui le DC a du sens
- Commerces, retail et restauration : le temps de recharge correspond au temps de visite, 30 minutes de charge pendant les courses ou un déjeuner. La borne attire une clientèle qui choisit son arrêt en fonction de la recharge.
- Flottes à forte rotation : taxis, VTC, livraison, véhicules d'intervention, quand un véhicule immobilisé coûte, la recharge rapide entre deux missions change l'équation d'exploitation.
- Stations-service et axes routiers : le cœur du marché, avec des puissances de 150 à 400 kW et plusieurs points de charge simultanés.
- Concessions et ateliers automobiles : livraison des véhicules chargés, essais clients, interventions SAV.
- Hôtels et sites touristiques en complément d'AC : quelques points rapides pour les clients de passage, l'AC couvrant la nuitée.
Le budget, sans langue de bois
Une borne DC de 50 kW représente 25 000 à 35 000 € HT installée. Les puissances supérieures, 150 kW et au-delà, comme les Alpitronic Hypercharger que LODMI installe et supervise, se chiffrent en dizaines de milliers d'euros supplémentaires, auxquels s'ajoutent selon les sites le renforcement du raccordement, voire un transformateur dédié.
En face, le modèle économique existe : la session se facture au kWh à un tarif supérieur à l'AC, la prime ADVENIR peut soutenir certains projets ouverts au public, et la borne génère du trafic qualifié pour l'activité principale du site. L'étude de rentabilité se construit sur la fréquentation attendue. C'est exactement le travail préparatoire que mène LODMI avant de recommander un investissement.
La question qui précède toutes les autres : la puissance du site
Une borne 50 kW mobilise l'équivalent de la puissance d'une quinzaine de logements. Avant tout choix de matériel, il faut établir ce que le site peut fournir : puissance souscrite actuelle, marge disponible, coût d'un renforcement auprès du gestionnaire de réseau, délais associés.
C'est souvent ce paramètre, et non le prix de la borne, qui dessine le projet : selon le raccordement, la bonne réponse peut être une 50 kW immédiatement, une 150 kW après renforcement, ou un parc AC intelligent en attendant. L'étude de faisabilité LODMI chiffre ces scénarios avant tout engagement.
Exploiter une borne rapide : supervision, paiement, maintenance
Une borne DC ouverte au public est un petit commerce à elle seule : tarification au kWh, paiement par carte ou badge, itinérance pour être visible dans les applications des conducteurs, suivi de disponibilité. La plateforme Mobigest de LODMI gère cet ensemble, supervision temps réel, gestion des tarifs, interconnexion aux réseaux d'itinérance via OCPI.
La maintenance n'est pas optionnelle : une borne rapide hors service se voit, se commente et coûte en chiffre d'affaires. LODMI propose des contrats de maintenance avec supervision 24/7 et engagement de disponibilité, calibrés pour les sites où la recharge est un service critique.