Entreprise et collectivité

Gérer les badges de recharge des salariés, de l'arrivée au départ

Guide LODMI · mis à jour le

L'essentiel

Un badge de recharge est une clé d'accès à de l'électricité payée par l'entreprise : il se gère comme n'importe quelle autre clé, avec un cycle de vie. À l'arrivée d'un salarié, on crée l'accès, on le rattache à une personne, on lui indique les règles ; en cours de route, on suspend un badge perdu et on le remplace ; au départ, on désactive l'accès le jour même. Pour les visiteurs, on privilégie un accès temporaire à durée limitée. Une plateforme de supervision rend l'opération rapide et laisse une trace des sessions, ce qui sert au suivi des consommations comme à la refacturation éventuelle. Reste à cadrer l'usage des données avec le règlement sur la protection des données personnelles.

Le cycle de vie d'un badge

  • Création : à l'arrivée du salarié, ou à sa demande s'il s'équipe d'une voiture électrique, un badge ou une autorisation lui est attribué et rattaché à son nom.
  • Information : on lui remet les règles d'usage, voir la charte de recharge qui fixe horaires et priorités.
  • Suspension : un badge perdu ou volé est bloqué immédiatement, sans attendre d'en connaître la suite, puis remplacé.
  • Modification : un changement de droits, par exemple une plage horaire ou un type de véhicule, se fait sans changer de badge.
  • Désactivation : au départ du salarié, l'accès est supprimé le jour même, au même titre que les autres accès de l'entreprise.

Les outils : une liste blanche à jour

Sur une borne connectée, les accès ne sont pas enregistrés dans la borne mais dans la plateforme qui la pilote. Ajouter ou retirer un badge se fait en quelques secondes, sans se déplacer, ce qui est décisif sur un parc de plusieurs sites. La supervision tient la liste à jour, journalise les sessions et alerte en cas d'usage inhabituel.

Un badge RFID peut être doublé par une authentification par application : les deux ne s'excluent pas, et la combinaison évite de redistribuer des cartes physiques à chaque mouvement. Notre solution Mobigest centralise ces droits d'accès, et le guide pour choisir une plateforme de supervision en précise les critères.

Visiteurs, intérimaires, sous-traitants

Pour les personnes de passage, on évite les badges permanents. Une autorisation à durée limitée, ou un accès par code temporaire, protège l'entreprise sans alourdir la gestion : elle s'éteint seule à l'échéance. Pour les prestataires récurrents, on crée un groupe distinct, avec des horaires ou un plafond d'énergie.

La question du paiement se règle à part : gratuité, refacturation ou avantage consenti. Voir le guide sur la recharge gratuite ou refacturée pour trancher avant de distribuer les accès.

Ce qu'on enregistre, et ce qu'on doit en faire

Un badge rattaché à une personne et un historique de sessions constituent des données personnelles : elles révèlent des habitudes de présence et de déplacement. L'entreprise définit la finalité, limite les accès aux données, fixe une durée de conservation et informe les salariés, comme le détaille le guide sur les données de recharge et le RGPD.

Dans la pratique, la bonne règle est de ne recueillir que ce qui sert : identifiant, énergie, durée, et de supprimer ou d'anonymiser ces informations passé le délai nécessaire. Les indicateurs d'exploitation peuvent se suivre en agrégé, sans nom.

Questions fréquentes

Que faire si un salarié perd son badge ?

Le bloquer aussitôt dans la plateforme, puis en émettre un nouveau. Un badge perdu qui reste actif permet à n'importe qui de recharger aux frais de l'entreprise, d'où l'intérêt d'une suspension immédiate.

Peut-on utiliser le badge d'accès du bâtiment pour les bornes ?

Parfois, si la plateforme de supervision accepte le même type de carte. Cela simplifie la distribution, mais suppose de vérifier la compatibilité et de séparer les droits d'accès au bâtiment et aux bornes.

Comment gérer les intérimaires ?

Avec des accès temporaires à date de fin, rattachés à un groupe d'utilisateurs. Ils s'éteignent seuls, ce qui évite d'oublier de les supprimer.

Doit-on informer les salariés du suivi de leurs recharges ?

Oui : le suivi nominatif de données de recharge relève de la protection des données personnelles, avec une information préalable, une finalité claire et une durée de conservation définie.

Pour aller plus loin

Un projet de borne de recharge ?

Décrivez votre situation en quelques minutes : LODMI vous oriente vers la solution adaptée, chiffrage à l'appui.