Entreprise et collectivité

Le cahier des charges bornes : ce qui doit y figurer

Guide LODMI · mis à jour le

L'essentiel

Un bon cahier des charges décrit des usages et des résultats, pas des références de catalogue : qui charge, combien de temps, avec quelle croissance à trois ans, quelle refacturation et quelle disponibilité exigée. Les rubriques qui font la différence : l'état électrique du site joint au dossier, l'évolutivité imposée en phases chiffrées, le protocole OCPP exigé pour ne pas épouser un fournisseur, la supervision et la maintenance avec engagements de délais, et des critères de choix pondérés au-delà du prix d'achat. Le document type tient en quelques pages, et il économise des années de regrets.

Partir des usages, pas du matériel

La première page utile décrit le site et ses flux : effectif et véhicules attendus par horizon, durées de stationnement par population, salariés, flotte, visiteurs, et politique de facturation envisagée. De ces usages découlent puissances et nombres de points, pas l'inverse : un stationnement de huit heures appelle du 7,4 à 11 kW, pas du matériel rapide surdimensionné, notre comparatif AC ou DC pose l'arbitrage.

Joindre l'état électrique du site, puissance souscrite, marge disponible, schéma unifilaire s'il existe, épargne aux candidats des hypothèses divergentes et vous garantit des offres comparables.

Les exigences techniques non négociables

  • Protocole OCPP exigé pour toutes les bornes communicantes : la liberté de changer de supervision sans changer de matériel.
  • Comptage certifié MID partout où une refacturation est prévue, salariés et visiteurs compris.
  • Équilibrage de charge dimensionné dans l'offre, avec le nombre de points tenable à raccordement constant.
  • Pré-équipement des phases futures pendant le génie civil initial : fourreaux et réservations coûtent trois fois rien tranchée ouverte.
  • Pose et mise en service par installateur qualifié IRVE, attestations et dossier des ouvrages exécutés en livrables.

L'exploitation, la rubrique qu'on oublie et qu'on paie dix ans

Exigez des offres qu'elles chiffrent l'exploitation sur la durée : supervision avec gestion des accès et des tarifs, maintenance préventive et corrective avec délais d'intervention et de rétablissement engagés, disponibilité cible pour les points critiques, et conditions de réversibilité en fin de contrat, données comprises.

C'est là que se départagent les candidats sérieux : un matériel honorable mal exploité fera un parc médiocre, l'inverse jamais. Notre guide du choix de supervision détaille les critères de cette rubrique.

Juger les offres : la grille qui évite le moins-disant

Pondérez au-delà du prix d'achat : coût complet sur cinq à dix ans, exploitation comprise, qualité de l'équilibrage démontrée par le nombre de points servis à raccordement égal, engagements de maintenance, références comparables visitées, et aides mobilisées, ADVENIR en tête, que le candidat doit monter.

Le moins-disant à l'achat se rattrape régulièrement sur l'exploitation ou l'extension : un cahier des charges qui impose la transparence sur ces postes protège l'acheteur mieux que toute négociation ultérieure. LODMI répond à ces consultations et aide aussi, en amont, à les structurer.

Questions fréquentes

Quelle est l'erreur la plus fréquente des cahiers des charges bornes ?

Spécifier du matériel au lieu de décrire des usages : nombre de bornes et puissances sortis du chapeau, sans état électrique du site ni phasage. Les offres deviennent incomparables et le dimensionnement se joue à l'aveugle.

Faut-il imposer une marque de bornes ?

Non : imposez les standards, OCPP, comptage MID, IRVE, et les résultats attendus, disponibilité et évolutivité. La concurrence des marques joue alors à votre profit, tout en préservant la liberté de supervision et d'extension.

Comment comparer des offres à périmètres différents ?

En fournissant à tous le même dossier, état électrique et usages compris, et en exigeant un chiffrage sur coût complet incluant exploitation et maintenance sur cinq à dix ans. Sans cela, le moins-disant apparent gagne et le site paie la différence ensuite.

Le pré-équipement des phases futures vaut-il vraiment le coût ?

C'est l'investissement au meilleur rendement du projet : fourreaux et réservations posés tranchée ouverte coûtent quelques centaines d'euros, y revenir se chiffre en milliers. Toute croissance prévisible du parc doit figurer au cahier des charges initial.

Pour aller plus loin

Un projet de borne de recharge ?

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