Technique

Load balancing : installer plus de bornes sans renforcer le raccordement

Guide LODMI · mis à jour le

L'essentiel

La gestion de charge répartit automatiquement la puissance disponible entre les bornes en service, au lieu de réserver à chacune sa puissance maximale en permanence. Comme les véhicules ne chargent jamais tous à fond en même temps, elle permet d'installer deux à quatre fois plus de points de charge sur un raccordement donné. C'est presque toujours moins cher, et bien plus rapide, que de renforcer l'alimentation du site.

Le problème qu'elle résout

Prenez un parking d'entreprise alimenté en 100 kVA, dont la production et les bureaux consomment déjà l'essentiel. Sans gestion de charge, dix bornes de 22 kW exigent en théorie 220 kW disponibles en permanence : le projet devient un dossier de renforcement de raccordement, avec plusieurs mois de délai et un coût à cinq chiffres.

Or cette hypothèse ne correspond à aucune réalité : les dix véhicules ne sont jamais branchés simultanément à pleine puissance, et ceux qui le sont ralentissent dès que leur batterie se remplit. La gestion de charge exploite précisément cet écart entre la puissance théorique et la puissance réellement appelée.

Statique, dynamique, multi-sites : trois niveaux

Le mode dynamique est celui qui change vraiment l'économie d'un projet : la borne récupère toute la puissance laissée libre par le bâtiment et s'efface instantanément quand la consommation remonte. Aucun dépassement de puissance souscrite, donc aucune pénalité.

TypePrincipeQuand l'utiliser
StatiqueUne enveloppe fixe est partagée entre les bornesSite simple, consommation stable, budget serré
DynamiqueLa puissance suit la consommation réelle du bâtiment, mesurée en temps réelLa majorité des projets tertiaires et industriels
Multi-sitesPilotage centralisé de plusieurs sites via la supervisionParcs répartis : bailleurs, réseaux d'agences, flottes

La gestion dynamique suppose une mesure au point de livraison ; elle se prévoit dès l'étude, pas après la pose.

Ce que ça change concrètement

  • Plus de points de charge à raccordement constant : c'est le gain principal, souvent un facteur deux à quatre.
  • Pas de renforcement du raccordement : on évite un coût lourd et surtout des délais de plusieurs mois auprès du gestionnaire de réseau.
  • Pas de dépassement de puissance souscrite ni de pénalité facturée.
  • Un déploiement par phases plus simple : ajouter des bornes ne remet pas en cause l'installation existante.
  • À domicile aussi : la gestion dynamique évite de faire disjoncter le compteur quand la borne, le four et le chauffe-eau fonctionnent ensemble.

Les limites à connaître

La gestion de charge répartit la puissance, elle n'en crée pas. Si vingt véhicules se branchent sur une enveloppe de 40 kW, chacun charge lentement, ce qui reste acceptable pour des voitures stationnées huit heures, mais pas pour une flotte qui doit repartir dans l'heure. Le dimensionnement doit donc partir de l'usage réel : durée de stationnement, énergie à restituer par véhicule et par jour.

Deuxième limite : elle suppose des bornes communicantes et compatibles entre elles. C'est le cas des gammes que LODMI installe, Alfen en fait même son point fort, mais un parc hétérogène mal conçu peut compliquer le pilotage. Là encore, cela se décide à l'étude.

Comment LODMI dimensionne

L'étude part de la courbe de charge du site : puissance souscrite, consommation réelle heure par heure, marge disponible et son évolution dans la journée. On confronte ensuite cette marge au besoin de recharge, nombre de véhicules, énergie quotidienne, créneaux de stationnement, pour déterminer le nombre de points de charge réellement soutenables, et le mode de pilotage adapté.

Le résultat est souvent contre-intuitif : beaucoup de sites peuvent accueillir bien plus de bornes qu'ils ne l'imaginent, sans toucher au raccordement. Faites étudier votre site, c'est gratuit et sans engagement.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le load balancing pour des bornes de recharge ?

C'est la répartition automatique de la puissance électrique disponible entre les bornes en cours d'utilisation. Plutôt que de réserver en permanence sa puissance maximale à chaque borne, le système alloue dynamiquement ce qui est réellement libre, ce qui permet d'installer beaucoup plus de points de charge sur un même raccordement.

Gestion statique ou dynamique : quelle différence ?

La gestion statique partage une enveloppe fixe entre les bornes. La gestion dynamique mesure en temps réel la consommation du bâtiment et alloue aux bornes toute la puissance restante, bien plus performante, elle exploite les creux de consommation, notamment la nuit.

Peut-on éviter un renforcement de raccordement grâce au load balancing ?

Très souvent, oui. C'est même son principal intérêt économique : un renforcement représente un coût important et plusieurs mois de délai auprès du gestionnaire de réseau, quand la gestion de charge se met en œuvre immédiatement avec le matériel.

Le load balancing ralentit-il la recharge ?

Uniquement quand plusieurs véhicules chargent simultanément et que la puissance disponible est limitée. Pour des véhicules stationnés plusieurs heures, l'impact est nul : ils repartent chargés. Pour des flottes à rotation rapide, le dimensionnement doit prévoir davantage de puissance.

Pour aller plus loin

Un projet de borne de recharge ?

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