Ce que demandent réellement les engins
Les engins électriques qui se diffusent sur les chantiers sont d'abord les compacts : mini-pelles, chargeuses, dumpers, nacelles, chariots. Leurs batteries vont de quelques kilowattheures à quelques dizaines, et leur recharge se fait par un chargeur embarqué ou fourni avec la machine.
La plupart se branchent sur une prise de chantier, monophasée ou triphasée selon le modèle, et se rechargent en une nuit. Certains acceptent une charge accélérée pendant la pause. Les gros engins, eux, relèvent d'une autre échelle de puissance et d'une étude spécifique, proche de celle des poids lourds.
Borne de recharge ou prise de chantier ?
Tous les engins ne se rechargent pas sur une borne pour véhicules. Beaucoup utilisent une prise industrielle et leur propre chargeur ; d'autres disposent d'un connecteur de type automobile et acceptent une borne en courant alternatif. Il faut le vérifier machine par machine, sur la fiche technique ou auprès du loueur.
Cette diversité plaide pour une zone de recharge mixte à la base vie : des points de charge pour les véhicules, et des prises de chantier protégées pour les engins. Les deux partagent le même départ et la même enveloppe de puissance, pilotée pour ne pas dépasser le branchement.
Le vrai sujet : l'engin ne revient pas au parking
- Un engin sur chenilles ne traverse pas le chantier chaque soir pour se brancher : la recharge doit se trouver près de sa zone de travail.
- Un coffret de chantier placé à proximité, alimenté par le branchement provisoire, est la réponse la plus simple quand la distribution électrique du chantier le permet.
- Une batterie mobile, rechargée à la base vie puis amenée à l'engin, convient aux zones non desservies.
- Des batteries interchangeables existent sur certains modèles : le jeu de rechange se recharge alors à la base vie.
- Le planning compte : une recharge pendant la pause de midi prolonge l'après-midi sans rien installer de plus.
Intégrer les engins au dimensionnement
Les engins s'ajoutent au bilan de puissance au même titre que les véhicules. Leur profil est favorable : ils travaillent le jour et se rechargent surtout la nuit, quand la base vie ne consomme presque rien. Une puissance modeste, disponible douze heures, suffit à remplir plusieurs machines.
Si des engins électriques sont prévus, signalez-le dès l'étude : leur type, leur nombre et leur mode de recharge orientent le choix entre points de charge et prises, et la puissance à réserver. Notre guide sur la puissance du branchement provisoire donne la méthode, et une étude Bornego peut intégrer ces besoins.