Pourquoi le gratuit recule, mécaniquement
Offrir 30 kWh coûtait peu quand trois clients par semaine se branchaient ; avec un parc qui dépasse le million et demi de véhicules, la même politique devient un poste budgétaire, squatté de surcroît par des habitués sans caddie. Les enseignes ont donc basculé vers la charge payante au kWh ou la gratuité conditionnée, badge de fidélité et durée plafonnée.
C'est le cycle normal d'un service d'appel : le gratuit a fait découvrir la recharge de destination, la facturation à la session l'a rendue durable. Les exploitants y ont gagné des bornes entretenues, les conducteurs des places libres.
Où le gratuit existe encore, vraiment
- Certaines enseignes de distribution offrent la charge lente pendant les courses, souvent sur badge fidélité et durée limitée : parfait pour récupérer 20 à 40 kilomètres en faisant le plein du caddie.
- Les hôtels et chambres d'hôtes qui incluent la recharge dans la nuitée, un vrai critère de réservation à filtrer sur les plateformes.
- Les parkings d'employeurs restés à la gratuité, l'avantage salarié par excellence tant que la flotte électrique interne reste modeste.
- Des parkings publics et collectivités au gratuit assumé ou au tarif symbolique, hérités des politiques d'amorçage, en voie de normalisation.
- Les concessions pendant un entretien, et diverses gratuités ponctuelles que les applications signalent borne par borne.
Le calcul honnête du gratuit
Chasser la borne offerte a un coût invisible : le détour, l'attente d'une place convoitée, le temps passé pour 20 kilomètres d'autonomie en charge lente. Rapporté au prix réel d'une recharge à domicile, 2 à 4 € aux 100 km en heures creuses, le gain d'une session gratuite se compte en pièces jaunes.
La hiérarchie rationnelle ne change pas : le domicile comme régime de base, le gratuit comme bonus quand il croise votre route, jamais l'inverse. Notre comparatif domicile contre réseau public chiffre l'ensemble.
En profiter proprement, sans devenir le ventouse
Le gratuit survit là où il est respecté : on charge pendant qu'on consomme le service, courses, nuitée, séance de sport, et on libère en partant. Le véhicule laissé la journée sur la borne du supermarché est précisément ce qui transforme les gratuités en services payants, quotas à l'appui.
Pour les commerçants qui hésitent encore entre offrir et facturer, le sujet est devenu un arbitrage commercial à part entière, que LODMI outille : la supervision permet de commencer gratuit, borné dans le temps, et de basculer payant sans changer le matériel.