L'arithmétique d'une nuit de charge
| Borne | Km récupérés par heure | Une nuit de 8 h | Prérequis |
|---|---|---|---|
| Prise renforcée 3,2 kW | 15 à 20 km | 120 à 160 km | aucun |
| Borne 7,4 kW | 40 à 50 km | 300 à 400 km | monophasé, abonnement 9 kVA conseillé |
| Borne 11 kW | 60 à 75 km | plafonné par la batterie | triphasé |
| Borne 22 kW | souvent bridé par le véhicule | plafonné par la batterie | triphasé renforcé et chargeur 22 kW à bord |
Au-delà de 7,4 kW, la nuit cesse d'être le facteur limitant : c'est la taille de la batterie qui plafonne, et la puissance supplémentaire ne sert que si le temps de charge disponible est court.
Pourquoi la nuit rend le débat théorique
Le raisonnement en heures change tout : un conducteur moyen parcourt 40 à 60 km par jour, soit une heure à une heure et demie de charge à 7,4 kW. La voiture dort huit heures : la borne passe l'essentiel de la nuit... à attendre. Doubler la puissance ne ferait qu'allonger l'attente, la programmation heures creuses remplissant déjà la batterie bien avant l'aube.
S'ajoute la contrainte du véhicule : beaucoup de chargeurs embarqués plafonnent à 7,4 ou 11 kW en courant alternatif, notre comparateur par véhicule l'indique modèle par modèle. Une borne 22 kW derrière un chargeur 7,4 kW charge à 7,4 kW : la chaîne va à la vitesse de son maillon le plus lent.
Les cas où 7,4 kW atteint ses limites
- Deux électriques gros rouleurs sur une seule borne : les nuits se partagent, et le 11 kW en triphasé, ou deux bornes 7,4 kW avec délestage, retrouvent de l'air.
- La maison déjà en triphasé : le surcoût du 11 kW devient marginal, autant le prendre si le véhicule l'exploite, notre guide monophasé ou triphasé arbitre.
- Les rotations serrées : profession en tournées, milieu de journée court, la recharge doit tenir en deux heures, la puissance redevient un sujet.
- L'abonnement 6 kVA sans délestage : le 7,4 kW y disjoncte, mais la réponse est le délestage, pas la surpuissance.
Notre recommandation, chiffres en main
La borne 7,4 kW avec délestage dynamique est notre configuration par défaut : elle couvre les usages réels, s'installe sur le monophasé existant sans chantier de raccordement, et coûte nettement moins que le passage au triphasé qu'exigerait le 11 kW. L'économie se réinvestit dans ce qui sert : câble attaché, pilotage, ou simplement le budget.
Le bon réflexe n'est pas d'acheter de la puissance par précaution, mais de vérifier deux chiffres : le kilométrage quotidien réel du foyer et le plafond du chargeur embarqué du véhicule. Le diagnostic en ligne croise les deux en cinq minutes, et la puissance idéale en découle sans débat.