Une seule borne : jusqu'où ça tient
Deux véhicules dont un second qui roule peu, moins de trente kilomètres par jour, cohabitent très bien sur une borne unique : le gros rouleur charge chaque nuit, l'autre deux fois par semaine, l'alternance se fait sans réunion de famille. Un câble accessible aux deux places et une discipline légère suffisent.
Le montage montre ses limites quand les deux roulent sérieusement : brancher et débrancher à 23 heures lasse vite. C'est le signal qu'il est temps de passer à deux points de charge, en réutilisant l'installation existante si elle a été bien anticipée.
Deux bornes qui se partagent la puissance, le vrai confort
La configuration reine : deux bornes reliées, qui répartissent entre elles la puissance disponible du logement. Les deux voitures branchées le soir se partagent le budget de charge, puis récupèrent chacune la pleine puissance quand l'autre a terminé : au matin, deux pleins, sans avoir changé d'abonnement.
Ce partage dynamique évite le réflexe coûteux du passage au triphasé ou aux 15 kVA : la nuit offre le temps, le pilotage offre l'ordre. Certaines gammes gèrent ce duo nativement, un critère qui remonte dans le choix de la marque dès qu'un second véhicule se profile.
La borne double, quand les places sont côte à côte
Un seul boîtier, deux points de charge : la borne double mutualise le raccordement et le génie civil, avec la même répartition de puissance entre ses deux prises. Sur un garage double ou deux places contiguës, c'est souvent le meilleur rapport coût sur service, et certains modèles conçus pour le collectif excellent dans l'exercice.
Sa limite est géométrique : les places éloignées l'une de l'autre repassent au schéma des deux bornes reliées.
Le conseil qui vaut de l'or : anticiper au premier chantier
Si le second véhicule est une hypothèse à deux ou trois ans, dites-le à l'installateur du premier : un fourreau en attente, une section de câble prévoyante ou un emplacement de tableau réservé coûtent trois fois rien pendant le chantier initial, et transforment la future extension en formalité.
C'est une question posée systématiquement au diagnostic LODMI : le foyer d'aujourd'hui n'est pas celui de dans trois ans, et l'installation la moins chère est celle qu'on ne refait pas.