Chantier et base vie

Gérer l'accès aux bornes sur un chantier multi-entreprises

Guide LODMI · mis à jour le

L'essentiel

Sur une base vie partagée, une borne en libre accès finit par servir à tout le monde sauf à ceux pour qui elle a été installée. La réponse tient en un principe : chaque session de charge doit être rattachée à une entreprise. Un jeu de badges par entreprise, des droits paramétrés dans la supervision et une procédure d'entrée et de sortie alignée sur l'accueil de chantier suffisent à tenir l'ensemble.

Le problème du libre accès

Une borne sans identification est une prise ouverte. Sur un chantier où se croisent dix entreprises, des intérimaires, des livreurs et des visiteurs, personne ne sait qui a consommé quoi, et l'entreprise qui paie l'électricité découvre la facture en fin de mois.

Le libre accès pose aussi un problème de disponibilité. Les points de charge prévus pour les utilitaires du lot principal sont occupés dès 7 h par les premiers arrivés. L'identification règle les deux sujets à la fois : elle mesure, et elle permet de donner des priorités.

Un jeu de badges par entreprise

Le schéma le plus simple consiste à attribuer à chaque entreprise intervenante un ou plusieurs badges, rattachés à son nom dans la supervision. Le chef d'équipe les distribue à ses véhicules. Toutes les sessions lancées avec ces badges sont comptées sur l'entreprise.

Les badges nominatifs, un par conducteur, donnent un suivi plus fin, utile pour les véhicules personnels. Ils demandent plus de gestion. Sur un chantier, le badge par entreprise ou par véhicule est souvent le bon niveau : il suffit pour la répartition des coûts, traitée dans notre guide sur le compte prorata.

Des droits différents selon les intervenants

Tous les intervenants n'ont pas vocation à se brancher de la même façon. Ces droits se règlent dans la plateforme de supervision, dont les critères de choix sont détaillés dans notre guide sur les plateformes de supervision.

IntervenantAccès typeRemarque
Entreprise titulaire du contrat d'électricitéTous les points, prioritairePaie la facture et refacture
Sous-traitants et cotraitantsBadges par entrepriseConsommation refacturée au réel
Maîtrise d'œuvre, coordonnateur, visiteursBadge visiteurVolume faible, souvent pris en charge
Livreurs et transporteursPas d'accèsPrésence trop courte pour une recharge utile

Caler la gestion des badges sur l'accueil de chantier

Un chantier a déjà une procédure d'accueil : chaque nouvel intervenant est enregistré, reçoit les consignes et, souvent, un badge d'accès au site. La remise du badge de recharge s'y greffe naturellement, avec la consigne d'usage des bornes.

Le point faible est la sortie. Quand une entreprise termine son lot, ses badges doivent être désactivés, sans quoi ils continuent de circuler. La désactivation se fait à distance, en quelques secondes, à condition que quelqu'un en soit chargé. Désignez ce référent dès l'ouverture de la base vie : c'est la décision qui évite le plus de litiges.

Questions fréquentes

Les sous-traitants peuvent-ils utiliser les bornes de la base vie ?

Oui, si l'entreprise qui gère la base vie leur attribue des badges. Leur consommation est alors mesurée séparément et peut leur être refacturée.

Faut-il un badge par personne ou par entreprise ?

Un badge par entreprise ou par véhicule suffit pour répartir les coûts. Le badge nominatif n'est utile que pour suivre les véhicules personnels des salariés.

Que faire quand une entreprise quitte le chantier ?

Désactiver ses badges dans la supervision, ce qui se fait à distance. Il faut pour cela un référent identifié, chargé de tenir la liste à jour.

Peut-on donner la priorité à certains véhicules ?

Oui. La supervision permet de réserver des points de charge ou des plages horaires à certains badges, par exemple aux utilitaires en rotation.

Pour aller plus loin

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