La montée en station, le vrai morceau
Les derniers trente kilomètres vers une station perchée peuvent consommer autant que soixante à quatre-vingts kilomètres de plat : le dénivelé se paie comptant. Ajoutez le froid et l'équation est simple : abordez le pied de la vallée avec 40 à 50 % de batterie au minimum, quitte à insérer une charge rapide avant la montée.
La bonne nouvelle arrive au retour : la descente recharge. Le freinage régénératif récupère une part réelle du dénivelé, et il n'est pas rare de voir l'autonomie remonter de plusieurs dizaines de kilomètres entre la station et la vallée. Le planificateur LODMI intègre le relief dans ses calculs, ce qui évite les additions à la main.
Pendant le séjour : la voiture dort dehors
Une semaine stationnée par moins dix use peu la batterie, quelques pourcents par jour de pertes et de maintien, mais la voiture repartira froide. Le réflexe qui compte : recharger en AC pendant le séjour plutôt que compter sur un état figé, et préconditionner branché avant le départ du retour, dégivrage compris.
De plus en plus d'hébergements de montagne s'équipent, souvent en bornes 7,4 à 22 kW parfaites pour une recharge de nuitée. Le filtre « recharge » des plateformes de réservation devient l'outil de choix du séjour, au même titre que la piscine.
Chaînes, pneus et petites différences
- Pneus hiver ou chaînes : mêmes obligations que pour tout véhicule dans les zones concernées, aucune spécificité électrique.
- La motricité est souvent meilleure : batterie au plancher, centre de gravité bas et gestion fine du couple font des électriques d'honnêtes montagnardes.
- Le préchauffage sans échappement : dégivrer et chauffer dans un garage fermé sans émissions, un confort spécifique à l'électrique.
- La consommation du chauffage à l'arrêt reste modérée : une attente prolongée en voiture chauffée coûte quelques pourcents, pas la panne redoutée.
La liste de départ, en résumé
Partir batterie pleine, planifier une charge rapide avant la montée finale, réserver un hébergement équipé ou repérer les bornes de la station, garder 40 % au pied de la vallée, et préconditionner branché au retour. Avec cela, le ski en électrique relève de l'organisation ordinaire d'un séjour d'hiver.
Pour les hébergeurs de montagne, l'équation est d'ailleurs devenue commerciale : une borne visible sur les plateformes capte une clientèle qui filtre par ce critère. LODMI équipe hôtels et résidences, y compris en altitude.