Pourquoi l'air coûte si cher
Au-delà de 80 km/h environ, la résistance de l'air devient la première force à vaincre. Elle ne croît pas proportionnellement à la vitesse mais à son carré, ce qui explique qu'un trajet à 130 km/h consomme nettement plus qu'à 110. Tout ce qui augmente la surface exposée ou dégrade l'écoulement de l'air aggrave ce phénomène.
Un coffre de toit, même profilé, ajoute une surface frontale et perturbe l'air qui devait glisser sur le toit. Des vélos posés sur le toit sont pires : ce sont des objets peu aérodynamiques, exposés de plein fouet. C'est la même physique que celle qui fait baisser l'autonomie en hiver, mais sans qu'aucun chauffage n'y soit pour rien.
Les équipements, du moins au plus pénalisant
- Rien du tout : la référence, avec une consommation conforme à ce que la voiture sait faire.
- Des barres de toit vides : un surcoût modeste mais bien réel, doublé d'un bruit de vent qui s'entend dans l'habitacle, d'autant plus remarquable que les voitures électriques sont silencieuses.
- Un porte-vélos sur attelage : l'équipement est dans le sillage de la voiture, ce qui limite la traînée supplémentaire. Il suppose que le modèle accepte un attelage et que les limites de charge soient respectées, ce qu'abordent nos pages sur le remorquage et l'attelage.
- Un coffre de toit : pratique pour les bagages, avec une pénalité sensible, dépendante de sa forme et de son chargement.
- Des vélos sur le toit : l'option la plus gourmande, à réserver aux cas où rien d'autre n'est possible.
Les limites à vérifier avant de partir
Chaque voiture a une charge maximale admise sur le toit, qui comprend le poids des barres et du coffre, et que le manuel indique. Elle est souvent bien inférieure à ce qu'on imagine, surtout sur des modèles à toit vitré. Sur un hayon, un porte-vélos n'est pas toujours admis : capteurs, caméra et lunette arrière imposent des précautions précisées dans la notice.
Le poids compte aussi : bagages et vélos alourdissent la voiture et consomment davantage, un effet que nous détaillons dans le guide sur le poids des voitures électriques. L'ensemble pousse à prévoir de la marge.
Adapter son trajet
La règle pratique : avec un équipement exposé, on compte un arrêt de charge de plus que d'habitude, et on réduit la vitesse de croisière de quelques kilomètres par heure. Le gain de sérénité vaut largement le temps perdu. Notre guide pour réussir un long trajet montre comment placer ces arrêts, et le planificateur d'itinéraire tient compte de la consommation réelle plutôt que de la valeur annoncée.
Dernier conseil, le plus économique : démonter les barres dès le retour. Les laisser en permanence, c'est payer en consommation et en bruit un équipement dont on ne se sert que quelques semaines par an.