Remettre la recharge à sa place dans le bilan
L'essentiel de l'empreinte d'une construction vient des matériaux : béton, acier, isolants. Viennent ensuite le transport de ces matériaux, le carburant des engins, l'énergie de la base vie et les déplacements du personnel. Prétendre qu'installer des bornes rend un chantier vertueux serait trompeur.
Mais ces derniers postes ont une particularité : ils dépendent des décisions de l'entreprise de travaux, pas de celles du concepteur. Et ils sont visibles. Un chantier urbain où les utilitaires tournent au gazole devant les riverains ne raconte pas la même chose qu'un chantier où ils sont branchés.
Ce que des bornes en base vie rendent possible
- Affecter des utilitaires électriques au chantier sans dépendre des bornes publiques ni d'un retour quotidien au dépôt.
- Accueillir les véhicules électriques des sous-traitants, de plus en plus nombreux à mesure que les obligations de verdissement des flottes s'appliquent.
- Alimenter le petit matériel et certains engins électriques depuis la même installation.
- Réduire le bruit et les émissions locales, ce qui compte dans une charte de chantier à faibles nuisances.
- Circuler sans restriction dans les zones à faibles émissions qui entourent de nombreux chantiers urbains.
La preuve : des kilowattheures mesurés
Les maîtres d'ouvrage demandent de moins en moins des intentions et de plus en plus des données. Une supervision enregistre chaque session de charge : énergie délivrée, date, véhicule ou entreprise. En fin de chantier, on dispose d'un total d'énergie de recharge, convertible en kilomètres électriques et en carburant évité.
Ce relevé alimente le bilan carbone du chantier, le reporting extra-financier de l'entreprise et, le cas échéant, le suivi des engagements pris dans l'offre. Notre guide sur le suivi de la consommation de recharge détaille les indicateurs utiles.
Rester cohérent jusqu'au bout
Deux écueils décrédibilisent une démarche. Le premier est l'alimentation des bornes par un groupe électrogène : l'électricité produite au gazole efface l'essentiel du gain. Si la base vie n'est pas raccordée, mieux vaut le dire et traiter le sujet autrement, comme l'explique notre guide sur la base vie sans raccordement.
Le second est le matériel jetable. Des bornes achetées pour un chantier puis abandonnées ont un bilan discutable. Une offre où le matériel est repris et redéployé de chantier en chantier, comme Bornego, répond à cette objection.