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Le câble Type 2 : les critères techniques qui comptent

Guide LODMI · mis à jour le

L'essentiel

Trois caractéristiques définissent un câble Type 2 : l'intensité admissible, 16 ou 32 ampères, le nombre de phases, monophasé ou triphasé, et la longueur. La règle est simple : prenez un câble 32 ampères triphasé, il couvre tous les cas de figure, y compris les bornes publiques 22 kW, et son surcoût est modeste. Un câble sous-dimensionné brident vos recharges publiques ; un câble surdimensionné ne pose aucun problème, seulement un peu de poids. Au-delà des chiffres, la qualité se juge à la souplesse par temps froid, à la robustesse des connecteurs et à la présence d'un marquage clair : un bon câble dure une décennie de manipulations quotidiennes.

Les trois caractéristiques à décider

CâblePuissance maximaleCouvreNotre avis
16 A monophasé3,7 kWBornes lentes seulementInsuffisant, à éviter
32 A monophasé7,4 kWDomicile et beaucoup de bornesAcceptable si véhicule monophasé
16 A triphasé11 kWBornes 11 kWPeu répandu, peu d'intérêt
32 A triphasé22 kWTout, y compris bornes 22 kWLe bon choix par défaut

Un câble surdimensionné fonctionne parfaitement sur une borne moins puissante : c'est toujours le maillon le plus faible, borne ou véhicule, qui fixe la puissance réelle.

Pourquoi le 32 A triphasé par défaut

Le raisonnement est celui de l'assurance : le surcoût d'un câble 32 A triphasé face à un 16 A monophasé est modeste, et il vous ouvre l'intégralité du parc de bornes, y compris les 22 kW de voirie et de parking où un câble limité vous ferait charger trois fois moins vite. Comme le rappelle notre guide des câbles et connecteurs, la borne publique ne fournit pas de câble en charge lente : le vôtre décide.

L'objection du poids est réelle mais mineure : quelques centaines de grammes de plus, sensibles surtout en 10 mètres. Celle du prix se règle en une comparaison : le câble sous-dimensionné qu'il faudra racheter coûte plus cher que le bon câble acheté une fois.

Ce qui distingue un bon câble

  • La souplesse à froid : un câble raide en dessous de zéro se manipule mal et se plie mal, un critère qui ne figure sur aucune fiche mais se sent immédiatement.
  • La qualité des connecteurs : verrouillage franc, contacts propres, coque robuste, c'est là que meurent les câbles bon marché.
  • Le marquage lisible de l'intensité et des phases sur le connecteur, utile quand plusieurs câbles cohabitent dans un foyer.
  • Le passe-câble et le soulagement de traction à l'entrée du connecteur, la zone qui casse en premier quand on tire sur le câble au lieu de la poignée.
  • La longueur adaptée à votre usage : 7 mètres est le standard polyvalent, 5 mètres pour l'appoint occasionnel.

Les erreurs d'achat courantes

La plus fréquente : acheter le câble le moins cher en 16 A monophasé, et découvrir sur une borne 22 kW qu'on charge à 3,7 kW. La deuxième : croire qu'un câble plus puissant charge plus vite, alors que c'est toujours le maillon le plus faible qui décide, borne, câble ou chargeur embarqué du véhicule. La troisième : choisir la longueur au hasard, pour découvrir qu'il manque deux mètres.

Une quatrième, plus rare mais coûteuse : négliger la certification. Le câble fait circuler 32 ampères pendant des heures à travers des connecteurs manipulés à mains nues, souvent mouillés : c'est un composant de sécurité. Comme pour le chargeur nomade, l'anonyme premier prix n'a pas sa place dans ce circuit.

Questions fréquentes

Quel câble Type 2 acheter pour être tranquille ?

Un 32 ampères triphasé de 7 mètres : il couvre l'intégralité du parc de bornes, y compris les 22 kW, pour un surcoût modeste. Un câble surdimensionné fonctionne parfaitement sur une borne moins puissante.

Un câble triphasé sert-il si ma voiture est monophasée ?

Oui, il fonctionne sans problème : c'est le véhicule qui n'utilisera qu'une phase. En revanche, il vous servira sur votre prochaine voiture et sur les bornes 22 kW si vous changez de modèle.

Un câble plus puissant charge-t-il plus vite ?

Non : la puissance réelle est fixée par le maillon le plus faible de la chaîne, borne, câble ou chargeur embarqué du véhicule. Un bon câble évite simplement d'être ce maillon faible.

Comment reconnaître un câble de qualité ?

À sa souplesse par temps froid, à la robustesse du verrouillage et de la coque des connecteurs, au soulagement de traction à leur entrée, et à un marquage clair de l'intensité et des phases. La certification n'est pas négociable.

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